Beijing – lifestyle

Hardly had I taken my marks and finally acquired the necessary material to paint, and I dare not to tell you how difficult it was because of the language barrier, that I have to clear my entire studio for the vernissage of the next exhibition (my studio being located on the 3rd floor of an art gallery). New interruption requiring a lot of energy, but this is China, continuously changing and moving. It is necessary to accept the rules and to strike out, the Swiss comfort exists only in Switzerland! Forget this comfort, which tends to numb us, race at the same pace and with the same consciousness of urgency and survival, a beautiful lesson in life. Urbanity of 25 million people, 3 hours drive journey per day to go from my apartment to my place of work: the art district 798. I have to get used to it, it is a real shock but eventually I even find it beautiful. It is so alive, dense, what am I in this immensity? Nothing more than one out of 400 million, why bother with politeness? Efficiency and survival above anything else. Here, nobody ever says thank you, keeping everything in our memory and heart, because if we had to tell everyone, one life would not be enough. While as a well-educated Swiss, I would tend to splurge on polite greetings all day long. Cultural break … but the time runs out, the city absorbs me, the horns resound, my taxi arrives.

Bernard Garo

 

A peine avais-je pris mes marques et enfin acquis le matériel nécessaire pour peindre, et je n’ose pas vous dire combien ce fut difficile à cause de la barrière du langage, que me voilà obligé de complètement débarrasser mon atelier pour le vernissage de la prochaine exposition (mon studio étant situé au 3ème étage d’une galerie d’art). Coupure nouvelle nécessitant pas mal d’énergie, mais c’est cela la Chine, ça bouge et change à tout instant. Il faut accepter les règles et se lancer, le confort Suisse n’existe qu’en Suisse ! Oublier ce confort, qui a tendance à nous endormir, régater au même rythme et avec les mêmes consciences de l’urgence et de la survie, une belle leçon de vie. Urbanité de 25 millions d’habitants, 3h de trajet minimum par jour pour aller de mon appartement à mon lieu de travail: le district d’art 798. Il faut s’habituer, c’est un vrai choc mais à la fin on trouve cela même beau. C’est si vivant, dense, qu’est-on dans cette immensité ? Plus rien qu’un parmi 1 milliard 400 millions, alors pourquoi s’embarrasser de politesse ? L’efficacité et la survie avant tout. Ici on ne dit presque jamais merci, on garde tout dans sa mémoire et son cœur, car si on devait le dire à tout le monde, une seule vie ne suffirait pas. Alors qu’en tant que Suisse bien éduqué, j’aurais tendance à me fendre de formules de politesses à longueur de journée. Rupture culturelle… mais plus le temps, la ville m’absorbe, les klaxons résonnent, mon taxi arrive.

Bernard Garo

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