NordArt 2019

After a fantastic and intense week of exhibition at the 2019’s NordArt art fair, I am back in the calmness of my studio, where I’d like to take a moment to share the experience with you.

For the 2nd consecutive year I’ve been invited to exhibit my work at the prestigious NordArt annual art fair. Taking place in Hamburg, Germany, this event gathers contemporary artists from all continents in a 22’000 m2 space where our art is given the space to resonate. Alongside 200 others artists, I was privileged to present my paintings in such an incredible setting and to represent my country as the only invited Swiss painter.

 

Above are my two monumental paintings and several pieces from other artists you could discover while wandering at NordArt. The place is vast, the light natural and the pieces from the different artists flow together. It’s a delight to walk around the exhibition and feel the mix of cultures and influences emerging of this place. What an incredible work of scenography from the curators.

Look at the crowd ! More than 5000 visitors were recorded. This is maybe what touched me the most. Art should not be restricted to a certain audience of experts, but to everybody ! Events like NordArt are exceptional because they too believe it and are working to showcase art as it should be. Once again, I’m thankful for being part of this year’s edition and I wish NordArd a bright future !

 

Best, Bernard Garo

Trois rencontres simultanées en Suisse autour de la peinture, de la photographie et des arts vivants

Dans mon dernier post, je vous présentais “La Disloquée”, une performance artistique et interdisciplinaire dans laquelle le Collectif de la Dernière Tangente continue sa réflexion, démesurée et poétique, sur la place de l’humanité au milieu des grands tumultes.

Ce spectacle s’inscrit dans une série de trois rencontres autour de la peinture, de la photographie et des arts vivants en Suisse, dans la ville de Nyon: d’une part, vous est proposée l’exposition de peinture Eléments, explorant la nature et sa vulnérabilité sur les matières telles que le papier ou le bois, et de l’autre vous pouvez découvrir l’exposition photographique Jardins Secrets où je révèle mon approche picturale de la nature et du corps. Ces deux expositions simultanées et totalement liées s’ajoutent et répondent à l’évènement de la Disloquée.

Ces 3 événement à Nyon réunissent toutes mes compétences et mes expérimentations récentes pour mettre en valeur et confronter le corps et le paysage par la peinture, la photo et d’autres supports,. Ouvrir une réflexion plus profonde au-delà de l’image, sur notre propre mémoire, notre identité, notre vulnérabilité, nos codes de fonctionnement sociaux et mesurer notre rapport à l’environnement. La beauté, l’émotion en sont les premiers moteurs. La pluralité permet de toucher différents angles d’une même démarche pour l’élever, par l’art, à une intensité plastique et une dimension sensible inégalée, la rendant à la fois plus accessible et plus perceptible, plus universelle au travers d’un langage commun et iconique. Celui-ci n’a plus besoin d’explications autres que notre propre interprétation, qui va bien au-delà de l’image et du visible. Une chance de pouvoir vous faire vivre cela en trois événements simultanés.

Bernard Garo

 

La Disloquée : du 26 au 28 avril 2018 à l’Usine à Gaz de Nyon, rue César Soulié 1, Nyon

Exposition Jardins Secrets, du 2 mars au 19 mai 2018, L’atelierphoto, Grand-Rue 13, Nyon

Exposition Eléments, du 8 mars au 5 mai 2018, Espace Murandaz, Chemin du Midi 8, Nyon

Voeux de fin d’année

J’ai l’honneur de pouvoir représenter les voeux 2018 de l’Ambassade de Suisse en Chine avec une de mes toile du Cervin, suite à ma représentation à la 7ème Biennale internationale d’art contemporain de Pékin, cet honneur démontre un lien qui s’est créé entre la Suisse et la Chine, entre mon travail et cette culture qui se poursuivra sur l’année 2018. Elle s’ouvrira d’abord sur divers expositions de photos et de peinture en Suisse ainsi que sur une performance scénique. Une performances et une résidence sont également agendées pour l’été prochain déjà à Pékin.

Vernissage au Plexus Palace Art Gallery

Un discours de présentation avec un catalogue offert aux spectateurs, voici l’accueil réservé aux invités dans l’aile Est du Montreux Palace à la Plexus Palace Art Gallery. Les invités ont pu admirer tout au long de la soirée des dessins délicats et une grande toile emblématique du Cervin exposée au centre de la salle. Pour un vendredi soir pluvieux et froid de novembre, il y régnait une agréable chaleur humaine et conviviale dans ce lieu où les spectateurs, touchés par l’accrochage subtil et tendu des œuvres, ont découvert pour la première fois un autre aspect du travail de Bernard Garo; le dessin et la vulnérabilité. Un travail sur papier vélin en petit format qui révèle la fragilité et la poésie du dessin au bambou, à l’encre de chine et brou de noix. L’artiste effleure de manière douce et différente, “l’intranquillité” des thèmes qu’il développe aussi dans son travail de grands formats. Il y paraîtrait même que cela fait 28 ans qu’on lui demande de présenter cette inspiration née des énergies de la terre qui ouvre finalement la voie aux grandes toiles.

 

 

Interview à la Biennale de Pékin

En tant que Suisse, venant du coeur de l’Occident, je voulais ressentir et découvrir le monde Oriental. Première constatation qui nous lie tous solidairement sur cette terre, est la grande activité sismique existante également en Asie.
Il y a également beaucoup d’activités sismiques et de tremblements de terre en Orient – notre monde est très fragile et les êtres humains vulnérable face aux éléments naturels, mais aussi face à eux-mêmes et à la barbarie toujours présente où que nous soyons. Ce qui sauve notre humanité est la mémoire forgée par la culture, la science, l’architecture et l’art – qui construisent notre futur, seul acte de résistance face à la mort.
Visiter la Chine et découvrir cette magnifique et riche culture ancestrale, est un rêve devenu réalité pour moi artiste qui m’intéresse aux autres et qui tente de créer des ponts entre cultures parfois contraires ou complémentaires. La culture Chinoise m’inspire et me stimule pour créer en tant qu’artiste de futures œuvres qui seraient le syncrétisme entre une philosophie asiatique avec un regard occidental, comme aussi je suis fier de révéler ma philosophie et mon art en Chine. C’est un honneur d’être invité à la Biennale de Pékin et j’espère que j’aurai l’opportunité d’y revenir avec de beaux projets qui passionneront aussi le public ici, comme ils ont intéressé celui dans mon pays. Des contacts ont été pris, je reviendrai rapidement travailler en Chine.

As a Swiss, coming from the center of the Occident, I wanted to feel and discover the Oriental world. First observation which links us severally on this earth is the seismic activity that also exists in Asia.
There are a lot of seismic activities and earthquakes in the Orient as well – our world is really fragile and human beings vulnerable against natural disasters but also against themselves and the barbarism which still exists wherever we are. What saves humanity is the memory forged from culture, science, architecture, and art – which build our future, this is the only act of resistance against death.
Visiting China and discovering this beautiful and rich ancestral culture is a dream come true for an artist like me who is interested in others and who attempts to build bridges between different or complementary cultures. Chinese culture inspires and stimulates me as an artist in order to create future works of art which will be the syncretism between an Asian philosophy with an Occidental look, like I am proud to reveal my philosophy and my art in China. It is an honor to be invited to the Biennale in Beijing and I wish I will have the opportunity to come back with beautiful projects which will fascinate the Chinese audience as they fascinated Swiss people. Plans and contacts have been made, I will be back soon to work in China.

 

Bernard Garo

Source

La Biennale racontée par Bernard Garo

La Biennale a été un évènement exceptionnel qui a rassemblé 173 artistes venant de 120 pays, avec 600 œuvres exposées dans le Musée National d’Art de Chine, l’un des plus prestigieux musées de cette nation. J’ai été honoré par un temps de parole lors du symposium qui a suivi le vernissage, pour présenter les liens dans mon œuvre avec les civilisations du monde et les éléments.

Un autre temps fort était la soirée tenue à l’Ambassade, grâce à laquelle de passionnantes rencontres se sont faites avec des personnalités du monde des arts et de la culture, des directeurs de fondations et de galeries, des journalistes et personnalités intéressés par l’échange entre la Suisse et la Chine. Pendant ce séjour en Chine, j’ai eu le plaisir de rencontrer des artistes venant des quatre coins du monde. Je voudrais profiter des liens que j’ai noués pour stimuler l’échange Suisse Chine et créer quelque chose autour de cette belle culture, comme je l’ai fait auparavant pour le Portugal, l’Egypte, la Turquie, et l’Islande.

Par ailleurs, j’ai visité l’impressionnante Cité Interdite et la Grande Muraille. Ces moments m’ont beaucoup marqué. La découverte de belles et grandes galeries dans le quartier des arts 798 m’ont intéressé dans la perspective de préparer une grande exposition future.
Dans un premier temps, la priorité sera de faire traduire mon livre en chinois afin de faire mieux connaitre ma philosophie, là où tout est à créer et là où les personnes sont curieuses et ouvertes à la sincérité, à l’émotion, aux valeurs occidentales et aux autres, d’une autre façon.
A plus long terme, je pense retourner en Chine dans une résidence saisonnière, afin de me nourrir plus encore de cette belle émotion et nouvelle déflagration reçue et d’enrichir les liens créés.

 

 

The Biennale was an exceptional event which gathered 173 artists from 120 countries and exposed 600 artworks in the National Art Museum of China, one of the most prestigious museums of this nation. I was honored to give a talk during the symposium to present the ties of my work with world’s civilizations and nature.

One amazing time was the reception hold at the Embassy, where some exciting encounters were made with people from the art world and culture, directors from foundations and galleries, journalists and figures interested in the exchange between Switzerland and China. During this stay, I had the pleasure to meet artists from all over the world. Based on the bonds which were built, I would like to create something which encourages the exchange between China and Switzerland, something around this beautiful culture, like I did before for Portugal, Egypt, Turkey, and Iceland.

Furthermore, I visited the impressive Forbidden City and the Great Wall. These visits really left a strong impression on me. The discoveries of big and beautiful art galleries in the 798 Art District inspired me to prepare a future exposition.
For the next step, the priority is to translate my book in Chinese in order to share my philosophy with people from another place – who are curious and opened to sincerity, emotions, values, and others in another way.
In the long term, I would like to come back to China in a seasonal residence so I can enrich myself from emotions and deflagrations but also nurture the links which were created.

Bernard Garo

Istanbul

Istanbul a déjà connu de très violents tremblements de terre aux siècles passés : en 1509 (catastrophe surnommée « La Petite Apocalypse »), 1766 et 1894. En 1999, les séismes d’Ismit et de Düzce, à une centaine de kilomètres à l’est d’Istanbul ont provoqué près de 20 000 morts et des dégâts très importants.

La visible de l’invisible, 2014

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Éloge du séisme

Arche minérale en déliquescence, 2010

Pour reprendre le terme de l’historien Paul Hazard, on parle pour ce séisme de « tremblement de terre philosophique ». Au XVIIIe siècle, avec le tremblement de terre de Lis- bonne en 1755, se produit une rupture dans la manière de penser et de dire le séisme…

Les plus grandes figures de la littérature du XVIIIe siècle européen, Voltaire, Rousseau, Gœthe, Kant, pour ne citer que ceux-là, l’ont immortalisé dans des textes devenus célèbres. C’est comme si le séisme de Lisbonne éveillait la conscience européenne à une nouvelle réalité. Le Siècle des Lumières, er des conquêtes de la raison et de la science, se trouvait aux prises à un événement qui échappait aux lois de la raison. Il se heurtait, peut-être pour la première fois, à l’idée de l’absurde. On s’interroge alors sur le sens de l’essence humaine, sur la mort, le mal et Dieu.

 

Éloge du séisme, le tremblement de terre en littérature, Espaces Littéraires, L’Harmattan, 2015.

Désastres urbains

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Le 1er novembre 1755, à Lisbonne, la terre trembla à plusieurs reprises vers neuf heures vingt du matin. La plupart des constructions s’écroulèrent, ensevelissant les habitants sous leurs gravats. La secousse, simultanée à la marée haute, ampli a le tumulte du Tage, dont le niveau monta brutalement de douze mètres, submergeant certains quartiers épargnés par le tremblement de terre. Lire la suite « Désastres urbains »

La Voix d’un espace vide

L'histoire d'une ecriture urbaine, 2011
L’histoire d’une écriture urbaine, 2011

Avec le troisième volet du projet ARIL, Garo nous emmène à sa suite dans la capitale portugaise. Loin des clichés de la ville aux murs blancs et aux toits rouges, l’artiste a privilégié les atmosphères empreintes de nostalgie – où il nous semble de percevoir les accents langoureux du fado –, les ruelles escarpées, les ogives monumentales d’une époque révolue ou encore les structures complexes des architectures plus modernes. Lire la suite « La Voix d’un espace vide »