Beijing: my studio in the 798 neighbourhood

I arrived in Beijing under heavy rain and I discovered my studio in the heart of 798 neighbourhood, one of the most popular area in Beijing. This used to be controlled by the army in the past but over the years it was transformed into an alternative place for creation and today represent the trendy and upmarket neighbourhood of major galleries. It is today visited by millions of tourists and art lovers. Prices have increased a lot and only a few artists can still afford to stay in the area. I could not dream of a better place to create and I am very lucky to have this opportunity. The 50m2 studio is located just behind the Faurschou Foundation, at the 3rd floor above an art gallery. I am sharing it with a Chinese artist who executes very precise figurative traditional painting on silk supports. I walked around the painting shops, discovering things that I never saw in Switzerland and, inversely, basic and necessary material that do not exist here… This is a complete immersion, but I am luckily well accompanied by the assistants of the gallery and the assistant from the embassy.

Bernard Garo

Discover pictures of my studio and the 798 neighbourhood, inside this 25 milions people megapole.

Je suis arrivé enfin à Pékin sous un déluge de pluie torrentielle et j’ai découvert mon atelier dans le quartier du 798, le plus coté de Pékin (ancienne zone de l’armée avec usine de munitions etc). C’est aujourd’hui le quartier hupé et branché des arts et des grandes galeries mais autrefois celui des artistes et lieux de création alternatifs. Aujourd’hui, est visité par les touristes aussi bien que les amateurs d’art. Ce quartier est devenu tellement cher que certaines galeries ont du fermer. Il y a 3 artistes seulement qui y travaillent encore, et maintenant moi. L’atelier de 50m carré avec terrasse se situe juste derrière la Fondation Faurschou au3 ème étage au dessus d’une galerie d’art. Je le partage avec un artiste chinois qui fait de la peinture traditionnelle figurative très précise sur soie.

Selon mon collègue d’atelier on a beaucoup de chance d’avoir cet espace au-dessus d’une des meilleures galeries de Chine, c’est que je suis extraordinairement bien placé. Je fais le tour des magasins de peinture et découvre des choses que l’on a pas chez-nous et, à l’inverse des choses basiques qui ne se trouvent pas. C’est une immersion totale bien entouré que je suis par les assistants de la galerie et mon assistante de l’Ambassade. Que vouloir de mieux pour développer un travail ici ?

Découvrez en images mon atelier et le quartier 798, au cœur de cette mégalopole de 25 millions d’habitants…

Bernard Garo

IN SEARCH OF THE WILD WALL

On July 22 I went hiking in Shuitoucun with à group of various nationalities for discovering the wild Great Wall alone in the nature. The walk to get at the top was quiet difficult, it was hot and some passages in the bush were very steep but after a few hours we could reach the top of a first hill and imagine how difficult it was to build this amazing construction. It was a real strong defensive wall as it follows the top of all the hills and cliffs. I could make some fantastic photos with my paper Stella for my concept « memory of the geography of time ». A great moment passed in a very interesting and nice company even if I‘ve suffered of this intense effort in an hostile, nearly inaccessible area.

Bernard Garo

Travelling in China on the Silk Route

I am currently spending a part of this 2018 summer in China for an artistic residency, following a short trip on the Silk Road from West to East, in search for beauty but also so curious of the mysteries of Chinese culture. It includes the buried army of terracotta soldiers of the first unifying emperor of China Qinshihuang under the Qin Dynasty -200 BC. JC; the troglodyte caves of Mogao with sublime paintings of Buddhas near Dunhuang under several dynasties; the thousand Buddhas in the Binglingesi caves at the foot of vertical cliffs, accessible by boat only in a meander of the Yellow River; the West end of the Wall of China in the Tang Dynasty with its great fortress facing the desert; the Chinese Wall of China during the Ming Dynasty and inevitably the Forbidden City of the last Qing Emperor. Sacred program touching SOME OF THE MOST BEAUTIFUL WONDERS OF OUR HUMANITY.

Bernard Garo

VOYAGE SUR LA ROUTE DE LA SOIE

Je suis actuellement en Chine pour une résidence artistique pendant cet été 2018, à la suite d’un petit voyage sur la route de la soie d’ouest en est, en quête de la beauté mais aussi des mystères de la culture chinoise : l’armée enterrée des soldats en terre cuite du premier empereur unificateur de Chine Qinshihuang sous la dynastie des Qin -200 av. J.C. ; les grottes troglodytes de Mogao avec des peintures sublimes de Bouddhas près de Dunhuang sous plusieurs dynasties ; les mille bouddhas dans les grottes de Binglingesi au pied de falaises verticales, accessible par bateau uniquement dans un méandre du Fleuve jaune; l’extrémité de la muraille de Chine à l’ouest de l’Empire Chinois sous la dynastie des Tang avec sa grande forteresse face au désert, la muraille de Chine sauvage sous la dynastie des Ming et inévitablement la Cité Interdite qui a connu le dernier empereur Qing. Sacré programme touchant quelques-unes des PLUS BELLES MERVEILLES DE NOTRE HUMANITÉ.

Bernard Garo

Bernard Garo is selected for international art exhibition NordArt 2018

Following the 7th Beijing International Art Biennale, Garo will again represent Switzerland at the major european contemporary art exhibition NordArt 2018 (Hamburg, DE), which will take place from 09.06.2018 to 07.10. 2018

NordArt is one of the largest annual contemporary art shows in Europe, featuring selected artworks by more than 200 artists from 105 countries around the world. Living from the different perspectives of individual cultures, the exhibition also makes it clear that East and West, South and North share many common hopes and dreams.

NordArt 2018 – official flyer

Since 1999, painting, sculpture, photography and installation works are exhibited at the former steel foundry Carlshütte, in Büdeldorf near Hamburg. Two Swiss artists were chosen this year, for the 20th anniversary celebration of this major exhibition: the Swiss German Sculptor Urs-Peter Twellmann and the Swiss French painter Bernard Garo.

Caldeira, Bernard Garo’s largest painting, measuing 261 cm x 636 cm, will be presented at NordArt this summer. This represent an exceptional opportunity for Garo’s artwork to be showcased on the international scene of contemporary art. 

Discover below the presentation of Caldeira painting at NordArt 2018 vernissage, accompanied by Peter Hinrichs.

You can follow Bernard Garo on Facebook and Instagram to discover more pictures of Caldeira and get the latest news from the artist !

Bernard Garo in front of Cladeira at NordArt 2018

Trois rencontres simultanées en Suisse autour de la peinture, de la photographie et des arts vivants

Dans mon dernier post, je vous présentais “La Disloquée”, une performance artistique et interdisciplinaire dans laquelle le Collectif de la Dernière Tangente continue sa réflexion, démesurée et poétique, sur la place de l’humanité au milieu des grands tumultes.

Ce spectacle s’inscrit dans une série de trois rencontres autour de la peinture, de la photographie et des arts vivants en Suisse, dans la ville de Nyon: d’une part, vous est proposée l’exposition de peinture Eléments, explorant la nature et sa vulnérabilité sur les matières telles que le papier ou le bois, et de l’autre vous pouvez découvrir l’exposition photographique Jardins Secrets où je révèle mon approche picturale de la nature et du corps. Ces deux expositions simultanées et totalement liées s’ajoutent et répondent à l’évènement de la Disloquée.

Ces 3 événement à Nyon réunissent toutes mes compétences et mes expérimentations récentes pour mettre en valeur et confronter le corps et le paysage par la peinture, la photo et d’autres supports,. Ouvrir une réflexion plus profonde au-delà de l’image, sur notre propre mémoire, notre identité, notre vulnérabilité, nos codes de fonctionnement sociaux et mesurer notre rapport à l’environnement. La beauté, l’émotion en sont les premiers moteurs. La pluralité permet de toucher différents angles d’une même démarche pour l’élever, par l’art, à une intensité plastique et une dimension sensible inégalée, la rendant à la fois plus accessible et plus perceptible, plus universelle au travers d’un langage commun et iconique. Celui-ci n’a plus besoin d’explications autres que notre propre interprétation, qui va bien au-delà de l’image et du visible. Une chance de pouvoir vous faire vivre cela en trois événements simultanés.

Bernard Garo

 

La Disloquée : du 26 au 28 avril 2018 à l’Usine à Gaz de Nyon, rue César Soulié 1, Nyon

Exposition Jardins Secrets, du 2 mars au 19 mai 2018, L’atelierphoto, Grand-Rue 13, Nyon

Exposition Eléments, du 8 mars au 5 mai 2018, Espace Murandaz, Chemin du Midi 8, Nyon

« La Disloquée », un spectacle fascinant et extravagant

« La Disloquée » sera jouée en avant-première suisse du 26 au 28 avril à l’Usine à Gaz de Nyon! Au cours de ce spectacle, découvrez une installation artistique et scénique unique exprimant le chaos, soutenue par des photos et un montage vidéo débridé, accompagnée d’une musique et d’une chorégraphie forte et contextualisée dans une interdisciplinarité extraordinaire et rare.
Des références cinématographiques et chefs d’œuvre de la peinture espagnole des périodes cubiste et surréaliste seront présentées, interprétées et revisitées en live, dont Guernica principalement – qui représente le cri absolu contre la barbarie humaine qui n’a pas de mémoire et qui se répète trop souvent de nos jours, bien malheureusement encore. Ce sera un des points d’orgue du spectacle à découvrir absolument !

Ce spectacle ne peut être conçu que grâce au travail exceptionnel d’une équipe formidable qui a bénéficié d’une résidence à l’UAG comme à chaque préparation de ses spectacles, en tant qu’unique collectif interdisciplinaire international et professionnel nyonnais:

  • Eric Fischer de Paris, co-directeur artistique responsable de la partie musicale ; accompagné d’un jeune percussionniste Guillaume Brics de la Réunion.
  • Bernard Garo, co-directeur artistique du collectif, il dirige les Arts plastiques et la conception de la scénographie générale ; il est assisté dans son travail par le jeune sculpteur chilien Benjamin Luna pour les stèles et pour la conception de certaines sculptures ; ainsi que par l’étudiante en arts Péline Montmayeur de Yverdon pour certains autres objets scénographiques.
  • Elise Ladoué de Paris qui assure la chorégraphie et la danse.
  • Marc Décosterd de Nyon, pour les montages vidéos et des photos de Bernad Garo, mais aussi une sélection d’images de Gérald Friedli (portraits) et Benjamin Luna (Atacama).
  • Floriane Piguet de Lausanne, qui conduit la régie générale depuis plus de 8 ans, assisté par Manu pour les constructions scéniques.
  • Claude Grin de Lausanne, qui gère l’administration et la coordination.
  • Le Collectif remercie Marinette Charlet pour sa précieuse aide bénévole , en lien à l’intendance dans le cadre de résidences du Collectif.

Le collectif interdisciplinaire et international « la Dernière Tangente » a été cofondé par Bernard Garo et Eric Fischer à l’atelier ICI Nomade à Nyon, qui fêtera à la fin de cette année ses 20 ans d’existence ! Au cours de ces années, plus de 7 créations scéniques ont été réalisées – des spectacles joués sur les scènes européennes et plus d’une dizaine de performances présentées dans divers festivals en France et en Suisse comme aussi, dès l’été 2018, en Chine.

 

Bernard Garo

Retrouvez des extraits du spectacle sur la chaine YouTube de Bernard Garo.

crédits photos © Bernard Garo et Benjamin Luna, pour le Collectif de la Dernière Tangente.

Voeux de fin d’année

J’ai l’honneur de pouvoir représenter les voeux 2018 de l’Ambassade de Suisse en Chine avec une de mes toile du Cervin, suite à ma représentation à la 7ème Biennale internationale d’art contemporain de Pékin, cet honneur démontre un lien qui s’est créé entre la Suisse et la Chine, entre mon travail et cette culture qui se poursuivra sur l’année 2018. Elle s’ouvrira d’abord sur divers expositions de photos et de peinture en Suisse ainsi que sur une performance scénique. Une performances et une résidence sont également agendées pour l’été prochain déjà à Pékin.

Vernissage au Plexus Palace Art Gallery

Un discours de présentation avec un catalogue offert aux spectateurs, voici l’accueil réservé aux invités dans l’aile Est du Montreux Palace à la Plexus Palace Art Gallery. Les invités ont pu admirer tout au long de la soirée des dessins délicats et une grande toile emblématique du Cervin exposée au centre de la salle. Pour un vendredi soir pluvieux et froid de novembre, il y régnait une agréable chaleur humaine et conviviale dans ce lieu où les spectateurs, touchés par l’accrochage subtil et tendu des œuvres, ont découvert pour la première fois un autre aspect du travail de Bernard Garo; le dessin et la vulnérabilité. Un travail sur papier vélin en petit format qui révèle la fragilité et la poésie du dessin au bambou, à l’encre de chine et brou de noix. L’artiste effleure de manière douce et différente, “l’intranquillité” des thèmes qu’il développe aussi dans son travail de grands formats. Il y paraîtrait même que cela fait 28 ans qu’on lui demande de présenter cette inspiration née des énergies de la terre qui ouvre finalement la voie aux grandes toiles.

 

 

Interview à la Biennale de Pékin

En tant que Suisse, venant du coeur de l’Occident, je voulais ressentir et découvrir le monde Oriental. Première constatation qui nous lie tous solidairement sur cette terre, est la grande activité sismique existante également en Asie.
Il y a également beaucoup d’activités sismiques et de tremblements de terre en Orient – notre monde est très fragile et les êtres humains vulnérable face aux éléments naturels, mais aussi face à eux-mêmes et à la barbarie toujours présente où que nous soyons. Ce qui sauve notre humanité est la mémoire forgée par la culture, la science, l’architecture et l’art – qui construisent notre futur, seul acte de résistance face à la mort.
Visiter la Chine et découvrir cette magnifique et riche culture ancestrale, est un rêve devenu réalité pour moi artiste qui m’intéresse aux autres et qui tente de créer des ponts entre cultures parfois contraires ou complémentaires. La culture Chinoise m’inspire et me stimule pour créer en tant qu’artiste de futures œuvres qui seraient le syncrétisme entre une philosophie asiatique avec un regard occidental, comme aussi je suis fier de révéler ma philosophie et mon art en Chine. C’est un honneur d’être invité à la Biennale de Pékin et j’espère que j’aurai l’opportunité d’y revenir avec de beaux projets qui passionneront aussi le public ici, comme ils ont intéressé celui dans mon pays. Des contacts ont été pris, je reviendrai rapidement travailler en Chine.

As a Swiss, coming from the center of the Occident, I wanted to feel and discover the Oriental world. First observation which links us severally on this earth is the seismic activity that also exists in Asia.
There are a lot of seismic activities and earthquakes in the Orient as well – our world is really fragile and human beings vulnerable against natural disasters but also against themselves and the barbarism which still exists wherever we are. What saves humanity is the memory forged from culture, science, architecture, and art – which build our future, this is the only act of resistance against death.
Visiting China and discovering this beautiful and rich ancestral culture is a dream come true for an artist like me who is interested in others and who attempts to build bridges between different or complementary cultures. Chinese culture inspires and stimulates me as an artist in order to create future works of art which will be the syncretism between an Asian philosophy with an Occidental look, like I am proud to reveal my philosophy and my art in China. It is an honor to be invited to the Biennale in Beijing and I wish I will have the opportunity to come back with beautiful projects which will fascinate the Chinese audience as they fascinated Swiss people. Plans and contacts have been made, I will be back soon to work in China.

 

Bernard Garo

Source

Quand l’art rencontre la réalité virtuelle

Lors de mon séjour à Pékin, il m’a été donné l’opportunité de visiter la Fondation Faurschou  dans le célèbre quartier 798. La Directrice dont le charisme exceptionnel et la sensibilité hors norme m’ont beaucoup touché, m’a personnellement reçu et fait visiter une œuvre d’art majeure de réalité virtuelle. «La Apparazione» crée par Christian Lemmerz (2017) (avec l’autorisation de Khora Contemporary, une compagnie de production VR qui a travaillé avec des artistes à l’occasion de la dernière Biennale Venise).

Une fois le casque de VR porté, on plonge dans un espace innovant. Tout près de vous, vous rencontrez le crucifié, un corps torturé en or, détaché de sa croix et flottant dans la nuit absolue, juste un peu au-dessus de votre tête. Ses plaies révèlent de la chair et le sang derrière les brillances de sa peau en métal. Vous avez devant vous une fusion entre la souffrance d’un sauveur et un bodybuilder à la limite du vulgaire. Dans un espace, entre pathos et ironie, entre faux et vrai, entre le surfer d’argent et Jésus Christ, nous assistons à sa mort corporelle, et nous vivons cet instant.

Des pluies d’étoiles filantes dorées ou chutes de météorites jaillissent de ses mains, comme le sang, un moment tragique et beau à la fois, transposé ainsi, angoissant et magique, tourmenté et lumineux. Une expérience à vivre, qui vous révèle la présence invisible inéluctable de la mort qui vous guette et vous attend dans votre inconscience, cet instant du passage de la vie à la mort qui nous pèse et que l’on tente d’effacer toute notre vie de notre quotidien. Christian Lemmerz nous fait revisiter un thème majeur de l’histoire de l’art, un va-et-vient qui oscille entre vie et mort mais aussi entre corps et clones, fragilité, émotion réelle et déshumanisation par l’hypertrophie de l’homme artificiellement développé et devenant un standard du beau. Mais où va donc notre société, si les artistes ne s’y attardaient pas à son chevet, réalité ou fiction ?

Cette réalité virtuelle fait son apparition au niveau global et élargit le spectre de l’art. Champ d’action qui ouvre de la peinture et la sculpture vers la photographie et le cinéma, est-ce un mélange hybride de tout cela en même temps ou quelque chose d’autre ? Cela démontre en tout cas l’audace de cette fondation qui éclectiquement oscille entre les arts innovants et traditionnels avec la seule ligne de conduite ; l’exceptionnel. Cela a été une découverte et une très belle rencontre humaine et artistique qui m’a permis d’échanger dans un regard tourné vers le futur, ma philosophie qui lie la peinture, la performance et la technologie.

Je prévois de retourner en Chine à diverses occasions et entre autre pour une résidence de travail l’été prochain afin de m’immerger plus encore dans la culture de ce pays et y faire de belles découvertes tout en enrichissant les contacts développés sur place, grâce à toute l’équipe qui m’encadre en vue de la traduction de mon livre en Chinois et pour y préparer une grande exposition en Chine.

« La Apparizione »

During my stay in Beijing, I was given the opportunity to visit the Faurschou Foundation in the famous 798 Art Zone. The Director, whose exceptional charisma and extraordinary sensitivity touched me a lot, personally welcomed me and presented a major virtual reality work of art. « La Apparazione » created by Christian Lemmerz (2017) (with the collaboration of Khora Contemporary, a VR company which worked with artists during the last Venice Biennale).

Once the VR headset on the head, we dive into an innovative space. Close to you, you see the crucified, a tortured body made of gold, untied from his cross and floating in the night, just a little above your head. His wounds reveal the flesh and blood behind the shine of his metal skin. You have before you a fusion between the suffering of a savior and a bodybuilder. In a space, between pathos and irony, between false and truth, between the silver surfer and Jesus Christ, we witness his body’s death, and we live this moment.

Rains of golden shooting stars or falling meteors spurt out from his hands, like blood, a tragic and beautiful moment at the same time, nerve-wracking and magic, tormented and luminous. An experience to live, which reveals the invisible and unavoidable presence of death which watches you and remain in your subconscious, this moment from life to death which crushes us and that we attempt to erase from our daily life. Christian Lemmerz revisits a major theme of the history of art, a back and forth that oscillates between life and death but also between bodies and clones, fragility, real emotions and dehumanization of the hypertrophy of mankind artificially developed to become a standard of beauty. But where does our society is heading to, if artists don’t think about this, reality or fiction?

VR appears everywhere and broadens the spectrum of art. It leads painting and sculpture towards photography and cinema, is it a hybrid mix of all this at the same time or something else? In any case, this foundation demonstrates the audacity to oscillate between innovative and traditional arts with only one guideline; the exceptional. It was a great experience, a very beautiful human and artistic meeting which let me have a glimpse of the future, my philosophy of painting, performance, and technology.

I am planning to return to China and currently organizing to work there next summer. I would like to immerse myself and discover more about Chinese culture while nurturing my relations developed in this country. Thanks to the entire team which helps me for the translation of my book in Chinese, an exhibition in China is being prepared.

 

Bernard Garo

Image source: VRfocus