Trois projets artistiques de GARO autour des glaciers

Son engagement important pour la planète et sa passion pour les montagnes et glaciers ont porté Bernard Garo vers de nouveaux horizons artistiques. Après un début d’année particulier, l’artiste travaille sur des projets très impliquants, qui devraient être dévoilés en fin d’année. Il déploie actuellement trois nouveaux projets forts autour des glaciers.

Un court métrage sur les mouvements des glaciers

Voici son témoignage sur le tournage d’un court métrage d’art et essais, à propos des mouvements des glaciers qui dépérissent :

« Les glaciers engloutissent et broient tout, ils bougent et vivent comme des humains – une approche originale autant en surface avec des drones que dans les entrailles du glaciers avec une caméra portée, mêlant la réalité avec mes œuvres. L’objectif est de révéler artistiquement et émotionnellement la souffrance de ces géants glacés, confirmée aujourd’hui avec l’apparition du Coronavirus, après bien d’autres fléaux qui ont jalonné notre triste histoire humaine. Thématiques que je développe depuis longtemps pour tenter d’amener les regards au-delà des choses et du présent, ce d’autant plus dans nos sociétés contemporaines avec les rythmes de travail infernaux. On ne sait plus voir.

C’est justement mon rôle d’artiste que de révéler autrement ces détails oubliés, comme les micros-mouvements, les micros-structures, la matière, la sensualité, l’espace et le temps. Par ailleurs comment mesurer le temps ? »

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Une série de photographies argentiques

Bernard Garo aborde un nouveau projet photographique avec un appareil argentique de moyen format Hasselblad (appareil de photo de réputation mondiale dont la société a été créée en 1841, et dont un appareil identique à celui utilisé pour cette démarche est allé sur la lune en 1969).

« La qualité de cet appareil de légende confère à l’image un excellent piqué et une douceur reconnue grâce aux objectifs Zeiss, c’est pourquoi je l’ai choisi pour développer cette démarche en noir et blanc. Le format carré m’a semblé de ce fait approprié à la recherche des mouvements et des tensions des glaciers.

La démarche tend également à rechercher un résultat avec du contraste et des noirs profonds. Je propose donc d’effectuer des virages au charbon afin d’obtenir un résultat final presque matiériste, une imagerie qui s’éloignera de la simple photographie classique, offrant une dramaturgie particulière et unique à ces images artistique. Cette démarche est doublée d’un sens profond, car le charbon est considéré comme la principale cause de pollution en C02 de notre planète. Par là-même je souhaite dénoncer cette pollution.

L’emploi d’un ancien appareil reconnu pour son empreinte identitaire n’est pas innocente, car allié à un procédé manuel et traditionnel à tirages uniques, cela nous lie à un autre temps, celui de nos parents ou grands-parents qui ont vécu le glacier dans une autre ampleur que nous, que nous ne connaîtrons jamais plus. La courte période glaciaire qui a débuté au moyen âge, s’est interrompue vers 1860, presque en même temps que la réalisation de la première photographie couleur. C’est comme si l’appareil et son procédé devenaient le témoin temporel de cette évolution.

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Une stèle de papier

« Une stèle en papier dessinée au graphite – métaphore de la fragilité – figure sur certaines photos numériques, car je l’emporte partout dans le monde depuis deux ans pour représenter notre vulnérabilité et le temps qui passe. Je la photographierai jusqu’à sa totale destruction.

Les glaciers sont de plus en plus réduits, asséchés. Ils rendent parfois les armes avec le temps, comme tout humain face au déchaînement des éléments amplifiés par l’impact de l’activité humaine sur son environnement.

La photographie de haute montagne sur le terrain reste quelque chose de peu courant et difficile, je remercie sincèrement Petzl pour l’excellent matériel mis à disposition qui nous a été fort utile, ainsi que les guides et mon équipe technique qui m’ont si bien sécurisé dans cette démarche, qui se poursuivra jusqu’en 2021. »

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COLLABORATION EN IMAGE AVEC ARTMYN

Je vous partage aujourd’hui ces deux films, réalisés lors de ma collaboration avec Artmyn depuis 2016.

En tant qu’artiste visuel et plasticien, je créer des toiles engagés et puissantes qui sont composées de matières picturales riches et complexes.

Par un jeu de lumière et de visualisation 3D, la technologie unique de numérisation d’ARTMYN permet de révéler aux spectateurs cette matérialité inconsciente, qui est pourtant au coeur de mon travail d’artiste.

Cette collaboration a notamment été distinguée par la numérisation de la plus grande oeuvre jamais numérisée par ARTMYN: Remous Magmatique, 2009, 196 x 196cm.

Ces plongées à travers mes toiles permettent de revivre la nature dans le microcosme. Une perception invisible à l’oeil nu, qui présente une nature réinventée par la technologie et l’art réuni, et nous plonge de manière extrapolée dans la mutation des glaciers, au niveau même de la matière de mes toiles, qui traitent de ces thématiques.

Mon art et ma peinture tentent de faire prendre conscience de l’importance de la force et vulnérabilité de la nature, mais également de l’impact de l’homme sur son environnement.

C’est pour moi un nouveau regard sur notre monde qu’il s’agit de révéler par l’art, une direction technologique qui améliore la communication et la perception virtuelle vers laquelle notre société tend.

Mais une direction qui révèle du même coup l’importance, à préserver, de l’objet d’art tactile et de la toile peinte, dans notre société de demain. 

Une société qui devra se réinventer totalement suite à cette pandémie, en adoptant de nouveaux réflexes, un autre rythme, une autre attitude face à notre environnement de manière à pouvoir faire face aux enjeux écologiques planétaires auxquels nous sommes confrontés, si nous souhaitons sauver l’humanité du prochain désastre écologique qui nous attend.

 

Les différentes plongées dans mes toiles sont à découvrir sur le site d’ARTMYN.

Today I share these two films, made during my collaboration with ARTMYN since 2016.

As a visual artist, I create engaged and powerful canvases that are composed of rich and complex pictorial materials.

Through a game of light and 3D visualization, ARTMYN’s unique digitization technology allows to reveal to the spectators this unconscious materiality, which is nevertheless at the heart of my work as an artist.

This collaboration was notably distinguished by the digitization of the greatest work ever digitized by ARTMYN: Remous Magmatique, 2009, 196 x 196cm.

These dives through my canvases make it possible to relive nature in the microcosm. A perception invisible to the naked eye, which presents a nature reinvented by technology and art combined, and immerses us in an extrapolated way in the mutation of glaciers, at the level of the matter of my canvases, which deal with these themes.

My art and my painting try to raise awareness of the importance of the strength and vulnerability of nature, but also of the impact of humain on his environment.

It is for me a new look at our world that it is about revealing through art, a technological direction that improves the communication and the virtual perception towards which our society strives.

But a direction that at the same time reveals the importance, to be preserved, of the tactile art object and the painted canvas, in our society of tomorrow.

A society that will have to reinvent itself completely following this pandemic, by adopting new reflexes, another rhythm, another attitude to our environment so as to be able to face the global ecological challenges that we face, if we wish to save humanity from the next ecological disaster that awaits us.

 

The different dives in my paintings are to discover on the site of ARTMYN.

 

Huis-clos dans l’atelier de Bernard Garo – Témoignage de confinement

L’atelier est un lieu secret et intime, dans lequel je me sens bien et protégé, c’est justement ce qui me permet d’aller puiser dans le plus profond de moi, toute l’énergie qui m’est nécessaire pour créer et l’offrir en retour avec émotion dans mes œuvres. Ce qui m’intéresse le plus dans le monde, c’est l’invisible qui est au-delà des images ; ce sont autant les vibrations, les mouvements de notre terre, que notre vulnérabilité dans ce monde. À juste titre, c’est un propos qui se trouve confirmé aujourd’hui avec l’apparition du Coronavirus après bien d’autres fléaux qui ont jalonné notre triste histoire humaine. Thématiques que je développe depuis longtemps pour tenter d’amener les regards au-delà des choses et du présent, ce d’autant plus dans nos sociétés contemporaines avec les rythmes de travail infernaux, on ne sait plus voir. C’est justement mon rôle d’artiste que de révéler autrement ces détails oubliés, comme les micros-mouvements, les micros-structures, la matière, la sensualité, l’espace et le temps. Par ailleurs comment mesurer le temps ?

Aujourd’hui tout le monde est confronté à ces paramètres dans un stress ancré dans le présent, alors que pour ma part, comme je viens quotidiennement dans mon atelier, je peux me concentrer plus particulièrement sur l’observation des micros-évolutions de notre environnement en perpétuel mouvement, qui transforment pourtant radicalement le paysage, mais sur une autre temporalité, bien plus large que plus personne ne sait percevoir. Elle nous enseigne pourtant bien plus sur la réalité et notre devenir que bien d’autres théories.

Le huis-clos qui est habituel pour un artiste, permet surtout de poursuivre une démarche picturale et philosophique à long terme, qui amène de la substance et un regard nouveau utile à nos société en plein changement, grâce à sa profondeur de perception et d’analyse, mais aussi, au travers d’un regard permanent et l’exploration pure de la matière et de l’image durant de longs mois, qui contre carre entièrement la superficialité des transmissions au travers des médias sociaux qui tuent l’information et l’intérêt, souvent véhiculés dans la précipitation et sans recul. Cela m’incite plutôt à prendre du recul et à attendre en poursuivant inlassablement ce que je suis en train de faire, en me plongeant d’autant plus dans de profondes réflexions, afin de savoir comment réagir, comment traiter les informations nouvelles, liées à cette crise sanitaire mondiale, sans resurgir trop rapidement, furtivement et superficiellement.

Je pense au contraire qu’il est important de savoir se retenir, c’est pourquoi je profite du confinement pour faire de l’ordre dans l’atelier, pour regarder toutes mes œuvres, en faire l’inventaire et étudier ce que je peux encore chercher de plus profond et amener plus loin ou tirer de ces nouvelles informations, après digestion. 

 

 

L’art peut-être prémonitoire, j’en veux pour preuve ma dernière monographie, éditée Chez Till Schaap en 2017, dans laquelle, j’avais développé une réflexion sur la vulnérabilité de l’homme face à son environnement, pensée qui se trouve aujourd’hui complètement réalisée, mais d’une manière si brutale qu’on en accuse tous le coup, ce d’autant plus que je me trouvais justement dans une période d’ouverture d’une importante exposition dans une grande galerie de Genève, qui a dû malheureusement fermer ses portes simultanément au renvois de mes autres projets en Chine et en Allemagne, ce qui créer d’un coup, des tords financiers et moraux, par rapport au fait que l’art est fait pour être partager, montré, afin de stimuler la pensée. Mais sans être vu, l’artiste devient néant.

Très probablement que cette crise va changer notre monde. Celui-ci ne sera vraisemblablement plus ce qu’il était avant, c’est pourquoi il faut s’y préparer en continuant à créer envers et contre tout, car en effet en raison de cette crise mondiale, je pense que l’art peut renforcer sa place essentielle et universelle, au sein de nos sociétés, comme vecteur d’émergence d’idées nouvelles et d’espoir.

Au-delà de ce virus, notre humanité court à sa ruine, si nous ne réagissons pas tous ensemble solidairement pour repartir d’un bon pied. Aujourd’hui, le personnel soignant que je salue, nous aide à sauver notre humanité. Les artistes sont aussi au front. Dans cet engagement, je vous réserve, en guise de cri d’urgence écologique, une série picturale mais aussi photographique en argentique avec des tirages charbonneux, qui traitent de nos glaciers en train de fondre à cause du réchauffement climatique. Une fois que je pourrai à nouveau quitter mon atelier je poursuivrai ce travail afin de vous le dévoiler l’année prochaine.

Actuellement, je termine un travail sur le temps et j’emmène avec moi partout dans le monde, une stèle en papier, que je photographie jusqu’à sa destruction. Cette démarche est comme une métaphore de ce que nous pouvons éprouver aujourd’hui dans notre confinement. C’est quelque chose d’extraordinaire, car cela nous laisse enfin l’occasion de réfléchir sur nos propres origines et notre finitude, notre propre être et sur ce qui est essentiel dans la vie.

Poursuivons ce voyage ensemble et soutenez l’art !

Bernard Garo

 

The workshop is a secret and intimate place, in which I feel well and protected, it is precisely what allows me to draw from the deepest of myself, all the necessary energy for me to create and offer it in return with emotion in my works. What interests me most in the world is the invisible that is beyond images; it is as much the vibrations, the movements of our earth, as our vulnerability in this world. This is a statement that is rightly confirmed today with the appearance of the Coronavirus after many other scourges that have marked our sad human history. Themes that I have been developing for a long time to try to bring the gaze beyond things and the present, all the more so in our contemporary societies with the rhythms of infernal work, we no longer know how to see. It is precisely my role as an artist to reveal otherwise these forgotten details, such as micros-movements, micros-structures, matter, sensuality, space and time.               Moreover, how to measure time?

Today everyone is confronted with these parameters in a stress anchored in the present, while for my part, as I come daily in my workshop, I can focus more particularly on the observation of microphones changes in our environment in perpetual movement, which nevertheless radically transform the landscape, but on another temporality, much broader than anyone knows how to perceive. Yet it teaches us much more about reality and our future than many other theories.

The closed-door that is usual for an artist, allows above all to pursue a pictorial and philosophical long-term approach, which brings substance and a new look useful to our societies in full change, thanks to its depth of perception and analysis, but also, through a permanent look and the pure exploration of matter and image for long months, which completely counters the superficiality of transmissions through social media that kill information and interest, often conveyed in haste and without hindsight. Rather, it leads me to take a step back and wait for what I am doing all the time, delving deeper into deep thinking about how to react, how to process new information, linked to this global health crisis, without resurfacing too quickly, stealthily and superficially.

I think on the contrary that it is important to know how to hold back, which is why I take advantage of the confinement to make order in the workshop, to watch all my works, inventory it and study what I can still look deeper and take further or draw from this new information, after digestion.

 

 

Art may be premonitory, I want as proof my last monograph, edited by Till Schaap in 2017, in which I had developed a reflection on the vulnerability of man to his environment, thought that is now completely realized, but in such a brutal way that everyone is accused of it, all the more so because I was just in a period of opening of an important exhibition in a large gallery in Geneva, which unfortunately had to close its doors simultaneously to the referrals of my other projects in China and Germany, creating suddenly, financial and moral twists, compared to the fact that art is made to be shared, shown, in order to stimulate thought.    But without being seen, the artist becomes nothing.

Most likely this crisis will change our world. It will probably no longer be what it was before, which is why we must prepare for it by continuing to create against and against everything, because indeed because of this global crisis, I think that art can strengthen its essential and universal place, within our societies, as a vector for the emergence of new ideas and hope.

Beyond this virus, our humanity runs to its ruin, if we do not all react together to start again with a good foot. Today, the caregivers I salute help us to save our humanity. In this commitment, I reserve for you, as an ecological emergency cry, a pictorial but also photographic series in silver with coal prints, which deal with our glaciers melting because of global warming. Once I can leave my workshop again, I will continue this work to reveal it to you next year.

Currently, I am finishing a work on time and taking with me all over the world, a paper stele, which I photograph until its destruction. This approach is like a metaphor for what we can experience today in our confinement. This is something extraordinary, because it finally gives us the opportunity to reflect on our own origins and finitude, our own being and what is essential in life.

Let’s continue this journey together and support art!

Bernard Garo

Expositions à venir – Exhibitions are coming

Monte Rosa

Suite à mes tournées 2019 en Allemagne, Russie et Chine, je reviens exposer à Genève après plusieurs années d’absence. Intitulée  »Tout se dissout dans la lumière », cette exposition se tiendra à la galerie Russo-Yubero dans le quartier des Ports-Francs. Je me réjouis de partager avec mon public suisse mes nouvelles oeuvres 2020, qui sont monumentales et emblématiques de mon travail de réflexion sur l’écologie.  »Monte Rosa, Rendez-nous la beauté », en photo ci-dessus, est un appel à la beauté de nos paysages et à la prise de conscience de leur vulnérabilité face aux actions destructrices de l’Homme. Ces nouveaux tableaux évoquent également l’archi-puissance de ces éléments naturels, comme les montagnes et nos glaciers, et les dégâts que ces éléments peuvent entraîner lors de situation qui se gâtent naturellement ou du fait du dérèglement climatique.

Notre Terre est en mouvement permanent et en perpétuelle évolution comme nous, habitants de celle-ci. De ce fait, il est important de capter des instants privilégiés, comme une mémoire temporelle. Il est toujours dommage de gâcher ou de négliger des moments de grâce et de correspondance avec la nature en n’y prenant pas assez garde, pris dans le tourbillon du stress et de nos activités du quotidien. Le sujet est sur toutes les lèvres : agir pour l’avenir de notre humanité et la santé de notre planète terre.

Si nous n’agissons pas de manière concrète et cohérente dès maintenant, il y a de fortes chances que dans moins de 100 ans, nos glaciers suisses auront totalement disparus. Cependant, il est encore temps d’agir et de se mobiliser, ensemble, pour dire la vérité tout haut. Je pense profondément que l’art a le grand pouvoir de transmettre des messages forts. Mon combat et mes messages pour la cause de l’environnement continuent en 2020. Venez partager cette réflexion, réfléchir et ressentir des émotions nouvelles lors de mon exposition  »Tout se dissout dans la lumière ».

Ces nouvelles oeuvres sont à découvrir à Genève dès le 6 mars et jusqu’au 11 avril 2020. Le vernissage, ouvert au public, se tiendra le 5 mars à 18h00. Vous aurez également la chance de rencontrer le géologue Thierry Basset qui proposera un dialogue face à mes toiles le 12 mars. Enfin, le 2 avril, un concert In situ avec deux saxophonistes, Eric Ficher et Stefano Saccon, donnera la possibilité de s’immerger dans les oeuvres d’une façon inédite. A noter que le 6 avril, 4 toiles importantes quitteront l’exposition de Genève pour une grande exposition en Chine, qui débutera en milieu de mois.

Permettons-nous de rêver encore à cette beauté en voie de de nous être subtilisée.

Following my 2019 tours in Germany, Russia and China, I will return to exhibit in Geneva after several years of absence. This exhibition entitled  »Everything dissolves in the light » will be held at the Russo-Yubero gallery in the Ports-Francs district. It will be the occasion to reveal my new works 2020 to my Swiss public:  new monumental and emblematic works reflecting my thoughts about ecology.  »Monte Rosa, Give us back the beauty », first picture of the article, is a tribute to beauty of our landscapes and a warning about their vulnerability to the destructive actions of Humans. These new paintings also evoke the power of these natural elements, such as mountains and glaciers, and the damage these elements can cause in deteriorating conditions or climate-related disruption issues.

Our Earth is constantly moving and changing, just like us, Humans, are constantly changing. Therefore, it is important to capture special moments, such as a temporal memory. It is always a shame to waste or neglect moments of grace and correspondence with nature by not being careful enough, caught up in the whirlwind of stress and daily activities. The subject is on everyone’s lips: acting for the future of our humanity and the health of our planet earth !

If we don’t take concrete and consistent action now, there is a good chance that in less than 100 years our Swiss glaciers will have completely disappeared. However, there is still time to act and to get engaged, together, to tell the truth out loud. I deeply believe that art has the great power to convey strong messages. My fight and my messages for the cause of the environment will continue in 2020. Come and share this reflection, reflect and feel new emotions during my exhibition  »Everything dissolves in the light ».

These new works are to be discovered in Geneva from March 6 until April 11,2020. The vernissage is opend to public and will take place on March 5th at 6 pm. You will also have the chance to meet the geologist Thierry Basset who will propose a dialogue in front of my paintings on March 12th. Finally, on April 2nd, an In situ concert with two saxophonists will give you the opportunity to immerse yourself in my works in a new way. Note that on April 6, four important paintings will leave the Geneva exhibition for a major exhibition about my work in China, which will begin in the middle of the month.

Let’s allow ourselves to dream again of this beauty that is being stolen from us.

 

Bernard Garo.

Artistic collaboration between China and Switzerland

Last December, Bernard Garo went to Beijing again for a residency of work. He has met some gallery and museum directors for some important projects in 2020. Yes, spring’s gonna be full of new exhibitions !

Previously, he was welcomed at the Embassy of Switzerland in Beijing for an inaugural ceremony given in his honour with 50 guests and 20 journalists. This event inaugurated the year of celebration of the 70th anniversary of diplomatic relations between China and Switzerland, which was one of the first countries to recognize Republic of China in 1950. Bernard Garo took part of a broadcast on this topic, and spoke about artistic collaboration between China and Switzerland – the broadcast is available on the web in China.

In addition, the Foundation for Peace and Development has edited a stamp with one of Bernard Garo’s paintings, as well as one of the Chinese artist Mr. Lv Jianfu. This stamp symbolises links between Switzerland and China. At the same time, Bernard also created with Mr. Lv Jianfu a common piece of art for a beautiful scarf to celebrate 70 years of diplomatic relations between the two countries (pictured below).

 

 

Bernard Garo has been developing relationships with China since the last 3 years, and promising opportunities are arising for 2020, with exceptional projects and exhibitions. Bernard loves the city of Xi’an for its current history but also for its past, its culture, its monuments and the archaeological treasures that are hidden there. He likes to feel the influence, to get enriched by Chinese culture and to give back with his own culture – which reminds him the age of the Silk Road. Check this link to listen to Bernard talking about this topic –VIDEO– by Beijing Information.

Since 2017, Bernard Garo has already exhibited twice at the most prestigious art museum of China in Beijing – last time in the heart of the exhibition between the most important Chinese artists. He also was able to exhibit at the Xi’an Art Museum in Xi’an and finally at the Just a Space gallery in Sanya, in the province of Hainan in the South of China. In March 2020 new exhibitions will start in China, stay tuned!

Bernard Garo thanks the entire team of the Swiss embassy and his excellency Mr. Reggazoni and his wife for their warm welcoming as well as the foundation of Peace and Development for their successful initiative. Bernard Garo was flattered to have been able to contribute to this remarkable artistic achievement and to continue such collaborations on behalf of Switzerland and peace.

 

 

8th Biennal of Contemporary Art at National Museum of China, Beijing 2019

 

‘’Fields of Geological Transition’’ presented at the National Museum of China in Beijing during the 8th Beijing International Art Biennale, China 2019.

This exhibition allowed him to meet the Chinese public again and to represent Switzerland abroad through his art. Bernard was fortunate to have his work exhibited in the Central Hall of the most prestigious National Art Museum of China. He was interview for severals locals programs. The event had more than 500,000 visitors. He does an important press conference for ecology at the symposium. Here a part of his speech :

 

 »I come from a very little country full of beautiful mountains, glaciers and lakes, like in the paradise.

Today we count 1400  glaciers but in less than hundred years, they might all disappear if nothing change with the climate evolution linked with human pollution.  What will happen, when we’ll have wasted our last drink water resources?

My lecture of the world is linked with the close environment in which I live.

I usually like to observe the elements, moving with the weather and the seasons.

I admire the beautiful color changes in different lights and moments of the day, on the lake and on the mountains, but always with the conscious of the great danger for who would go to brave them.

Today, I worry  for the future generations.

I have to confess, that I am shocked to see the quick evolution of the impact of the climate deregulation on my natural direct environment, increasing  the accidents in the mountains, because of unpredictable storms, avalanches, rocks falls, directly related with surprising erosion and unnatural heat, making melting the permafrost, creating torrents of mud pests.

The world will run to his ruin, If we do not all react together now, without differences between cultures and races.

The preservation of the beauty of our mother earth and its resources, is our main universal gift, and should be our principal actual preoccupation.

Contemporary Art is for that reason very important, because it can carry this hope, stimulate to think differently and  invite to move and make evolving some consciences. For that reason, I  try to make you feel in my  large scale paintings, my installations, videos and photographies,  our vulnerability in confrontation to the forces of the nature and it’s elements.

I  have analyzed the erosion all around the world but mainly in the Alps, the Ural and in China. I always search to observe the invisible movements and transformation of the colorful beauty of some treasures of the nature, with the time and also confronted to the human impact on it.

Also if my art is not only an image, it’s more a rhythm, a dynamic a structure, an energy, part of our unconscious natural human cultural heritage.

I do not care if I do photography, painting, an installation or a performance.

It should be an emotion out of any definition trial, a surprise, an innovation or a resistant act face to indifference.

It’s like a mirror of our society that concern firstly our memory, humanity environment, nature and changes.

I use only natural mineral sediments, asphalt or volcanic sand in my paintings, that I go taking by myself on cliffs or volcano craters, so that my art pieces take part in the history of the evolution of our earth.

It’s important for me, to open my field of perception by keeping always the unconsciousness perpetual movement and evolution in my mind, that concern as well how it was before and how it will be after a few millions of years.

To see  like this, through the elements, brings your art in an actuality and oblige you to stay sincere and create not only and aesthetic or decorative object, but a real strong piece of art with a deep philosophical meaning, and a touch of intense beauty with a lot of hope in its roots.

Art is an absolute that stimulate new solutions, more thoughts open to poetry and correspondences.

To be artists is to believe that you can participate in the changes of our world.

My art is born from this pure necessity, and I invite you to follow, by discovering my paintings and transversal conception of art, a poetic journey and reflexion, about the preservation of our beautiful nature and colorful world, and to dream at a better shared future trough the memory of our humanity to cultivate and trough concrete actions. »

Bernard Garo

 

 

 

5th Ural Industrial Biennal of Contemporary Art

Depts & Surfaces exhibition from 12th September to 10th November 2019 on the 5th Ural Industrial Biennal of Contemporary Art in Ekaterinburg, Russia.

This year, the biennal explores concepts of Immortality.

My project is based on an understandin g of two environments : Nature & Architecture through the processes of erosion and ruination.

The exhibition space are not always traditional sites but the main objects of the industrial culture of the city and the region : factories, production sites and monuments of constructivism. 

In addition to the main exhibition project, the Biennale offers visitors a rich educational program, attracting local museums and other institutions.

I present, an installation comprising an industrialized circle (picture) floating in space and developing the sensation of weightlessness through shadows and lights. Paper steles are on the sides of the work, which like evanescent imprints recall the surrounding nature.

Four main pieces of 196×196 cm will be presented during the event, among smaller works of 100x100cm. The official opening and press day will be on Wednesday September 11 at Sinara Center Art Gallery.

All the best, Bernard Garo

 

 

L’exposition ‘’Depts & Surfaces’’ du 12 septembre au 10 novembre 2019 se déroulera durant la 5ème Ural Industrial Biennale d’Art Contemporain à Ekaterinburg en Russie.

Cette année, la biennale explore les concepts de l’immortalité. 

Mon projet est basé sur la compréhension de deux élèments : La nature et l’architecture à travers le processus d’érosion et de ruine. 

Les sites d’expositions ne sont pas toujours classiques mais se trouvent dans des bâtiments industriels appartenant à la culture de la ville et de la région : Usines, sites de productions ou architecture constructiviste.

En supplément de l’exposition principale, la Biennale offre aux visiteurs, un riche programme éducatif, des musées locaux et autres institutions attractives.

Je présente, notamment, une installation spatiale comprenant un cercle industrialisé (photo) flottant dans l’espace et développant la sensation d’une apesanteur grâce aux ombres et à la lumières. Des stèles en papier se trouvent sur les côtés de l’oeuvre, qui comme des empreintes évanescentes rappellent la nature environnante de laquelle l’homme puise ses ressources mais qui à chaque fois reprend le dessus sur l’homme et son industrie à moins que nous brisions ce cycle.

Quatre pièces principales de 196×196 cm seront présentées durant l’événement, parmi de plus petites oeuvres de 100x100cm. La journée presse et le vernissage se tiendront le mercredi 11 septembre 2019 au Sinara Center Art Gallery.

Amicalement, Bernard Garo

NordArt 2019

After a fantastic and intense week of exhibition at the 2019’s NordArt art fair, I am back in the calmness of my studio, where I’d like to take a moment to share the experience with you.

For the 2nd consecutive year I’ve been invited to exhibit my work at the prestigious NordArt annual art fair. Taking place in Hamburg, Germany, this event gathers contemporary artists from all continents in a 22’000 m2 space where our art is given the space to resonate. Alongside 200 others artists, I was privileged to present my paintings in such an incredible setting and to represent my country as the only invited Swiss painter.

 

Above are my two monumental paintings and several pieces from other artists you could discover while wandering at NordArt. The place is vast, the light natural and the pieces from the different artists flow together. It’s a delight to walk around the exhibition and feel the mix of cultures and influences emerging of this place. What an incredible work of scenography from the curators.

Look at the crowd ! More than 5000 visitors were recorded. This is maybe what touched me the most. Art should not be restricted to a certain audience of experts, but to everybody ! Events like NordArt are exceptional because they too believe it and are working to showcase art as it should be. Once again, I’m thankful for being part of this year’s edition and I wish NordArd a bright future !

 

Best, Bernard Garo

A project I support: MonArt

ENG/ FR

Monart is an international Art selling platform of a new kind.
I am delighted to be part of the inner circle of this concept.

Designed as a complete ecosystem, engaged in artistic promotion and aiming at opening up the art market to all, Monart is betting on new technologies and the recent advances in cryptocurrencies by creating the first Blockchain based market place for artistic assets.

Monart won an ICO award at the Blockchain Day 2018 at the Paris Stock Exchange and has been quoted as a reference by the Forbes Magazine. It has gathered a team of experts in the fields of finance and art, which I’m a part of, to be recognized as a lead player and rejuvenate the art market in the digital era.

Thanks to my exhibitions in China and Switzerland, and thanks to my art books as well, I was among the first chosen artists of this project. I’ll be proudly representing Switzerland but also this innovating project as a whole as a promoter.

As an artist and thanks to my experience, I became a thrusted advisor, then a friend of the two co-founders: Pauline Houl (Beijin) and Malo Girod de L’ain (Paris).

Being nominated as a member of the Advisory Board and the selection committee, I’ll actively take part to the reflection and the strategic development of this platform.

Moreover, the Monart’s Swiss office is located in a space opened directly on my studio.

I invite you to visit MONART.ART to get familiar with this ambitious project and take part in the art market renewal.

Best, Bernard Garo

Monart est une plateforme de diffusion et de vente mondiale d’Art, d’un nouveau genre.
J’ai le plaisir de faire partie du premier cercle d’initiés de ce concept.

Conçue avant tout comme un écosystème complet, engagé dans la promotion artistique, visant à ouvrir le marché de l’art à tous, Monart mise sur les nouvelles technologies et le potentiel énorme offert par le développement récent des cryptomonnaies, en créant la première place de marché d’actifs artistiques, basée sur la technologie Blockchain.

Ayant remporté un ICO awards au Blockchain Day 2018 à la Bourse de Paris, cité en références dans la magazine Forbes, Monart s’est entouré d’experts des milieux financiers ainsi que du milieu artistique, dont je fais partie, pour réussir à s’imposer et venir renouveler le paysage du marché de l’art à l’heure du digital.

Suite à mes expositions muséales en Chine et en Suisse, ainsi qu’à mes livres d’art, j’ai été l’un des premiers artistes choisis, pour représenter la Suisse, mais aussi comme promoteur de cet innovant et beau projet.

En tant qu’artiste, ayant l’expérience du terrain, je suis devenu conseillé apprécié, puis ami des deux co-fondateurs; Pauline Houl (Pékin) et Malo Girod de L’ain (Paris).

Nommé membre de l’Advisory Board et de la commission de sélection, je participe aujourd’hui, avec conviction, à la réflexion et au développement stratégique de cette plateforme.

Par ailleurs le bureau Suisse de Monart est situé dans un espace adjacent, ouvert sur mon atelier.

Je vous invite à visiter MONART.ART pour en savoir plus sur cet ambitieux projet et prendre part au renouveau du marché de l’art !

Amicalement, Bernard Garo

A New Year, A New Beginning

ENG/ FR

The year 2018 is almost over, help me to complete the missing square by discovering with me this new work, which talks about of the slow and inexorable transformation of our land by erosion, in beautiful exhibitions in 2019.

Following the majestic projection of my photographs on the historic castle of my city, Nyon, through a film co-directed with a friend videographer, Marc Décosterd, I propose you to project new images of dreams on clouds, to carry our dreams of beauty, peace and happiness far further than we can, thanks to art, to broaden our horizons. Trust me, I will help you if you follow me to 2019.

One more drawing of mountain traces, could you tell me! But what a challenge to try to fix the ephemeral beauty of the retractions of glaciers, eroding ridges, transformed rocks that are under enormous pressure, the vibrations of the earth’s crust…As an attempt to memorize the breath of our moving land. 2019 will not be an exception. An eternal new beginning, but nothing is more beautiful than to accept the moment that precedes erasure, vulnerability and transform it into strength by working together on the memory of an ideal world and the preservation of our immaterial artistic heritage, the only trace that will remain of our humanity. Let’s recreate an ideal cosmogony!

I am waiting for you with enthusiasm to share with me this new world which is being created and especially, let’s not miss the change by preserving the past.

After walking on the wall from east to west from the desert to the sea following the Silk Road during this year 2018, I send you these few pictures so that you can imagine with me the continuation of the path to continue in 2019, off the beaten track, following the ridges, going from peaks to peaks to a new destination, a new work to create and share with you.

Best, Bernard Garo

L’ année 2018 est presque accomplie, aidez-moi à compléter le carré manquant pour venir découvrir ensemble cette nouvelle oeuvre, qui parle de la lente et inexorable transformation de notre terre par érosion, dans de très belles expositions en 2019.

Suite à la projection d’un film de mes oeuvres, co-réalisé avec mon ami Marc Décosterd, sur la grande façade du château historique de ma ville de Nyon, je vous propose de projeter de nouvelle images de rêves sur les nuages, pour transporter nos rêves de beauté, de paix et de bonheur, bien plus loin que nous le pouvons, grâce à l’art, pour élargir nos horizons. J’espère vous y aider en 2019!

Un dessin de plus de traces de montagnes, me direz-vous. Alors que c’est un défi immense de tenter de fixer l’éphémère beauté des rétractions de glaciers, des crêtes qui s’érodent, des roches transformées qui subissent d’énormes pressions, les vibrations de la croûte terrestre, comme pour mémoriser le souffle du mouvement de notre terre. 2019 ne sera pas exception. Un éternel recommencement, mais rien n’est plus beau que d’accepter l’instant qui précède l’effacement, la vulnérabilité et de la transformer en force en travaillant ensemble sur la mémoire d’un monde idéal et la préservation de notre patrimoine artistique immatériel, seule trace qui restera de notre humanité. Recréons une cosmogonie idéale!

Je vous attends avec enthousiasme pour partager avec moi ce nouveau monde qui est en train de se créer et surtout ne manquons pas le changement en préservant le passé.

Après avoir marché sur la muraille d’Est en Ouest, du désert jusqu’à la mer, en suivant la route de la soie durant cette année 2018, je vous invite à imaginer avec moi la suite du chemin à poursuivre en 2019, hors des sentiers battus, en suivant les crêtes, passant de cimes en cimes jusqu’à une nouvelle destination, une nouvelle oeuvre à créer et à partager avec vous.

Amicalement, Bernard Garo