Voeux de fin d’année

J’ai l’honneur de pouvoir représenter les voeux 2018 de l’Ambassade de Suisse en Chine avec une de mes toile du Cervin, suite à ma représentation à la 7ème Biennale internationale d’art contemporain de Pékin, cet honneur démontre un lien qui s’est créé entre la Suisse et la Chine, entre mon travail et cette culture qui se poursuivra sur l’année 2018. Elle s’ouvrira d’abord sur divers expositions de photos et de peinture en Suisse ainsi que sur une performance scénique. Une performances et une résidence sont également agendées pour l’été prochain déjà à Pékin.

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Istanbul

Istanbul a déjà connu de très violents tremblements de terre aux siècles passés : en 1509 (catastrophe surnommée « La Petite Apocalypse »), 1766 et 1894. En 1999, les séismes d’Ismit et de Düzce, à une centaine de kilomètres à l’est d’Istanbul ont provoqué près de 20 000 morts et des dégâts très importants.

La visible de l’invisible, 2014

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Éloge du séisme

Arche minérale en déliquescence, 2010

Pour reprendre le terme de l’historien Paul Hazard, on parle pour ce séisme de « tremblement de terre philosophique ». Au XVIIIe siècle, avec le tremblement de terre de Lis- bonne en 1755, se produit une rupture dans la manière de penser et de dire le séisme…

Les plus grandes figures de la littérature du XVIIIe siècle européen, Voltaire, Rousseau, Gœthe, Kant, pour ne citer que ceux-là, l’ont immortalisé dans des textes devenus célèbres. C’est comme si le séisme de Lisbonne éveillait la conscience européenne à une nouvelle réalité. Le Siècle des Lumières, er des conquêtes de la raison et de la science, se trouvait aux prises à un événement qui échappait aux lois de la raison. Il se heurtait, peut-être pour la première fois, à l’idée de l’absurde. On s’interroge alors sur le sens de l’essence humaine, sur la mort, le mal et Dieu.

 

Éloge du séisme, le tremblement de terre en littérature, Espaces Littéraires, L’Harmattan, 2015.

Désastres urbains

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Le 1er novembre 1755, à Lisbonne, la terre trembla à plusieurs reprises vers neuf heures vingt du matin. La plupart des constructions s’écroulèrent, ensevelissant les habitants sous leurs gravats. La secousse, simultanée à la marée haute, ampli a le tumulte du Tage, dont le niveau monta brutalement de douze mètres, submergeant certains quartiers épargnés par le tremblement de terre. Lire la suite « Désastres urbains »

Lisbonne

Les "azulejos" sur les façades de Lisbonne cachent les stigmates du séisme de 1755. Une tradition qui se perpétue jusqu’aux graf tis actuels.
Les « azulejos » sur les façades de Lisbonne cachent les stigmates du séisme de 1755.

Le 1er novembre 1755 entre 9 heures et 10 heures du matin, Lisbonne est secouée par le séisme le plus meurtrier de son histoire. La magnitude du tremblement de terre est estimée par les sismologues, sur la base des témoignages de l’époque, entre 8,5 et 9 sur l’échelle de Richter. Il s’agit du plus puissant séisme qu’ait connu l’Europe occidentale dans son histoire. Il est ressenti jusqu’à Hambourg, en Afrique, aux Açores et au Cap Vert. La première secousse est suivie de près par une seconde, puis une troisième et ensuite par plusieurs tsunamis dont la première vague a atteint entre 5 à 15 mètres de haut. Les bâtiments encore debout sont nalement détruits par un énorme incendie qui durera près de six jours…

Dans cette catastrophe majeure, il est évoqué qu’entre 50 000 à 90 000 personnes ont perdu la vie, sur les 250 000 habitants environ, que comptait Lisbonne à l’époque. Sans compter les milliers de victimes ailleurs au Portugal, en Espagne et au Maroc.

L’origine du séisme demeure encore incertaine à ce jour. Les scientifiques débattent toujours de plusieurs hypothèses qui pourraient expliquer sa violence dans une région à la sismicité généralement assez modérée. Quatre régions situées sur le fond de l’océan Atlantique, à l’ouest du détroit de Gibraltar, sont susceptibles d’être la source des séismes et des tsunamis. L’hypothèse la plus récente a mis en évidence une zone de subduction où le fond de l’océan Atlantique s’enfonce de 4 à 5 millimètres par année sous le détroit de Gibraltar, jusqu’à 700 kilo- mètres de profondeur. C’est au niveau de cette subduction qu’un grand plan de faille aurait bougé brusquement, de l’ordre de 10 à 20 mètres en quelques secondes. Depuis cet événement dramatique, il semblerait que la subduction soit à nouveau «verrouillée», ce qui signifie que les tensions sont à nouveau en train de s’accumuler… jusqu’à la prochaine rupture. La bonne nouvelle selon les scientifiques, c’est qu’un séisme d’une magnitude supérieure à 8,5 sur l’échelle de Richter ne se répétera pas avant 1500 à 2000 ans.

 

La Voix d’un espace vide

L'histoire d'une ecriture urbaine, 2011
L’histoire d’une écriture urbaine, 2011

Avec le troisième volet du projet ARIL, Garo nous emmène à sa suite dans la capitale portugaise. Loin des clichés de la ville aux murs blancs et aux toits rouges, l’artiste a privilégié les atmosphères empreintes de nostalgie – où il nous semble de percevoir les accents langoureux du fado –, les ruelles escarpées, les ogives monumentales d’une époque révolue ou encore les structures complexes des architectures plus modernes. Lire la suite « La Voix d’un espace vide »